Lorsqu’il fait froid, hop, en cuisine….


Lorsque la mélancolie s’empare de moi certains jours, une chose me distrait et fait fuir la morosité, surtout aujourd’hui…!

La scène de la cuisine:

Maître Folace : Touche pas au grisby, salope !
Paul Volfoni : L’alcool à c’t’âge-là !
Monsieur Fernand : Non mais c’est un scandale hein ?
Raoul Volfoni : Nous par contre, on est des adultes, on pourrait peut-être s’en faire un petit ? Hein?
Monsieur Fernand : Ça… le fait est… Maître Folace ?
Maître Folace : Seulement, le tout-venant a été piraté par les mômes. Qu’est ce qu’on fait ? on se risque sur le bizarre ?… Ça va rajeunir personne. (Il sort la bouteille)
Raoul Volfoni : Ben nous voilà sauvés.
Maître Folace : Sauvés… Faut voir !
Jean : Tiens, vous avez sorti le vitriol ?
Paul Volfoni : Pourquoi vous dites ça ?
Maître Folace : Eh !
Paul Volfoni : Il a pourtant un air honnête.
Monsieur Fernand : Sans être franchement malhonnête, au premier abord, comme ça, il… a l’air assez curieux.
Maître Folace : Il date du Mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication, y’a des clients qui devenaient aveugles. Alors, ça faisait des histoires !
(ils trinquent puis boivent prudemment)
Raoul Volfoni : Faut r’connaître… c’est du brutal !
Paul Volfoni : (les larmes aux yeux) Vous avez raison, il est curieux, hein ?
Monsieur Fernand : J’ai connu une Polonaise qu’en prenait au p’tit déjeuner. Faut quand même admettre : c’est plutôt une boisson d’homme… (il tousse)
Raoul Volfoni : Tu sais pas ce qu’il me rappelle ? C’t’espèce de drôlerie qu’on buvait dans une petite taule de Bien Hoa, pas tellement loin de Saïgon. « Les volets rouges »… et la taulière, une blonde comac… Comment qu’elle s’appelait, nom de Dieu ?
Monsieur Fernand : Lulu la Nantaise.
Raoul Volfoni : T’as connu ?
(Monsieur Fernand lève les yeux au ciel)
Paul Volfoni : J’lui trouve un goût de pomme.
Maître Folace : Y’en a.
Raoul Volfoni : Eh bien c’est devant chez elle que Lucien « le cheval » s’est fait dessouder.
Monsieur Fernand : Et par qui ? Hein?
Raoul Volfoni : Ben v’la que j’ai plus ma tête.
Monsieur Fernand : Par Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu’à la dynamite.
Raoul Volfoni : Toute une époque !

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Un imbécile va bien plus loin en marchant qu’un intellectuel assis!

M. Audiard…

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