Un brin de nature…


…en poésie…
Les coquelicots sont revenus
Au bord des routes, sur les talus
Ivres dans la lumière d’avril
Écarlates, doux et fragiles
Ils sèment leurs pétales de carmin
Toujours plus loin sur nos chemins

Je me souviens des étés d’or
De l’espoir et de nos joies encoreSais-tu que d’autres lendemains
Viendront fleurir dans nos jardins ?
Les rouges coquelicots d’avril
Triomphent sous le ciel tranquille
Nos rêves ne se sont pas perdus
Les coquelicots sont revenus.

Isabelle Sebire

Sous mon ciel…


…celui au dessus d’où je dors…la tête plein nord…

Samedi 15 juin 2019

Selon la météo, mon chez-moi est classé en zone orange, j’adapté mon planning en conséquence. Bécane au fond du garage après avoir fait le plein, (prix coûtant du carburant cette fin de semaine, polluons heureux!!!). L’automobile en position départ en cas de pluie. Puis, sac au dos, je suis parti droit devant avec tout de même un parapluie au fond de ce sac si le ciel décide de tomber sur ma tête… Eh oui, chez nous qui sommes proches de la capitale des Gaules, on ne joue pas avec les éléments, ah ça non!

Un pas après l’autre j’arrive sur mon petit coin de nature préféré.

Chaque jour est différent, par ses lumières, sa température, ses odeurs, la saison aussi, je marche donc lorsque j’arrive près d’un pécheur déjà en exercice… Il me regarde et me dit:

_Bonjour, vous avez l’heure, j’ai oublié mon téléphone!?

Je lui réponds de suite, d’abord par un échange de « bonjour », puis:

_Oui… Lui dis-je en continuant mon chemin.

Et je continue alors ma balade… sous l’air décontenancé et affublé d’un regard inquiet, étonné, voir agacé et finalement crispé de ce pêcheur en eau douce! J’arbore un sourire malin et après quelques pas je lui parle en ces termes:

_Oui, j’ai bien l’heure……mais vous la voulez?

_Ben oui…! Répond-il. je la lui donne bien volontiers enfin, de toute manière je n’en ai pas besoin en ce moment précis.

Dès lors, je flotte dans une ambiance particulière, le temps s’est arrêté…eh oui, je n’avais plus l’heure car je l’ai donné à ce pêcheur! Donc, j’ai flâné en admirant ce paysage chaque jour différent au point que je m’en émerveille à chaque fois que je le traverse… La nature est encore si belle en ce petit matin, au point de fixer l’image sur une photo…Oups, pas d’appareil sur moi…! Qu’à ça ne tienne, j’ai,… moi…, un téléphone, hé hé hé!!!

Gauche droite, j’avance en profitant de ci, de ça, des bruits des animaux, des rencontres avec ceux-ci parfois,

 

 

 

 

puis il est temps de rentrer et en passant par les pôles animés de ma petite ville ce jour de marché. La porte de Villars franchie, j’arrive sur la place des Halles où se développent bruits et odeurs de ce moment d’exception hebdomadaire.

 

 

 

 

 

 

En regagnant mon terrier, je croise quelques personnes, les yeux fixés sur leurs montres et appareils photos confondus, ils avancent d’ailleurs, la tête basse au point de ne pas voir où ils vont…j’essaie de les éviter tant bien que mal…

Mais quel est ce monde dans lequel tout est mélangé, tels que montres, téléphones et appareils photographiques… Comment faisions-nous avant?

C’est dingue çaaaaaaaaaaaaa! 🙂  l’après-midi a été pluvieuse, très pluvieuse, mon emploi du temps a été judicieux.

Allez, je fixe quelques photos prise avec mon téléphone sur lequel je n’ai plus d’heures et je reprends le cours de ma vie…en candidat libre!

Bonne et belle journée 🙂

 

J’ai trouvé…!!!


…euréka…

Comme quoi les grecs anciens ont de bonnes formules!

En ce qui me concerne, la révélation date de ce milieu de matinée. Depuis de nombreux jours j’ai l’impression d’être une boule de flipper qui « bugne et bigne » sur des champignons atomiques en faisant des étincelles et bruits bizarres entremêlés. De labos en cliniques via hôpital, j’en passe et des pires, des jours ont passés sans que je m’en aperçoive vraiment. Ni le temps ni les lieux n’avait d’importance, il fallait simplement suivre des indications et itinéraire programmé.

Fatigué, plutôt lassé et surtout épuisé nerveusement par tout ce vacarme médical, administratif et j’en passe et des pires encore, mon neurone s’est soudain rebellé!!!

Je suis parti ce matin, à pieds, sac au dos, sans mot dire mais pas sans maudire pour autant!

J’ai atteint mon but, celui qui m’a été imposé par mon rebelle de neurone. Et là, j’ai choisi un chou frisé, des carottes, des patates, des poireaux, un oignon, du plat de côte, jarret, flanchet…sans flancher, clou de girofle pour fixer, et bouquet garni pour fleurir et respecter mon envie, de retour au terrier, le semblant d’humain que je suis devenu à lavé, épluché, tranché, assaisonné ce naturel bouquet d’automne pour le nicher dans le chaudron magique au fond duquel les saveurs et parfums de chaque composant ont pu se révéler les uns aux autres jusqu’à donner naissance à un pot au feu d’enfer pour un retour en paradis.

Voilà le brin d’évasion dont j’avais sans doute besoin….simplicité et convivialité un dernier jour d’octobre…après cette semaine de folie qui m’a bien mis à plat…de côte hi hi hi….

Je vais m’administrer l’antidote moi-même, pas besoin de sept années d’études pour ça, la guérison au fond de la marmite!

Plus de rendez-vous pénibles avant le 12 novembre…je me souviendrai longtemps de ce 06 avril…en mettant ma vie sur un fil….

Ciaoooooooooooooooo je vais parfaire mon médicament en le traitant délicatement…. Demain sera mieux encore… 🙂

(je vois en bas et à droite de l’écran « bouillon enregistré à 16h53 min.) ah non, c’est « brouillon »!!!

🙂

Elles sont arrivées…


…les hirondelles sont de retour. riparia.delichon.hirundo J’ai entendu leur cri cet après midi alors que je partais le temps d’une balade pour aérer mon corps vrillé, foulé, luxé après mes exploits du début du mois d’avril, quand allongé et inerte, bloqué dans des trucs et des machins, je regardais le ciel en n’entendant que les « pin-pon » de la fourgonnette rouge qui emmène les corps vrillés, foulés et luxés chez les mécaniciens des hommes.

 

             Je préfère  le chant de mes oiseaux fétiches qui me fait du bien à l’âme….

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Froid d’canards…


Boules de glaces… Hier…

 

Les canards, seuls en balade, ont quitté les étangs pour camper sur les berges…

Boules de neige…Mais température plus douce…Aujourd’hui…

Je marchais sur cette planète silencieuse lorsque….

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…je fus séduit autant par le silence que par ce paysage

Une envie de partir…aussi…!


…vers ailleurs, sans valises, sans amertume, peut-être pour un mieux, sans doute pour combler un manque…de liberté, de connaissance d’un autre espace, d’échange à assurer, de sourires nouveaux à dénicher. Car tout ça va bien trop vite pour que j’apprécie mon quotidien.

(Option tout aussi intéressante)

Je trouve cet hiver trop long pour m’épanouir sans risquer l’altération de mon moral…

Et pourtant, je sors, je marche chaque jour par temps sec ou pluie battante, froid ou tempéré, je prends la lumière, je croise même un public sympa et varié lors de ces promenades et, malgré tout,  ma lucarne se réduit et mes volets sous les paupières ne restent qu’entrouverts.

Envie de bouger…de rêver,

  Rencontrer de nouveaux potes…

Envie de chevaucher mon V-twin HD, jeter les aiguilles des montres et horloges, faire briller mes pupilles à la vue de nouveaux horizons, avec toile de tente sur le porte-bagages, duvet et tapis de sol en bandoulière et répondre par le même signe de la main aux jeunes passants qui, en entendant la voix rauque de la machine se retournent, s’arrêtent et lèvent un bras pour un salut franc, simple et sincère.

61 jours avant un nouveau printemps, alors je veux stimuler ce quotidien…

 

 

 

(Dis, c’est quoi une « post-card »???)  🙂