des mots…


Une qui se termine, une autre  va commencer, sera t’elle mieux sera t’elle pire? Bah, ce ne sont souvent que des mots.

Mais lorsque j’ouis certains propos, croyez-moi,  cela ne me mène pas à l’orgasme, et alors les mots prennent une autre ampleur, où une autre en pleurs, tout dépend où on se place!!!

 Autant d’indifférence au quotidien ne peut se racheter par d’hypocrites vœux à la nouvelle année. Je les appellerai les « morts vœux » !

Les mots prononcés pour expliquer, pour interpeller, pour essayer de faire comprendre aussi, mais hélas,  qui sont parfois mal interprétés où mal perçus par certains esprits non attentifs  au fil des explications, nous reviennent avec un lot de colère, de reproches, de gros mots,  de « ce n’est pas d’ma faute, c’est d’la tienne ! »  Navrant et tellement dommage !

Alors là, nous avons les maux qui nous rongent!!! Pourquoi les mots amènent des maux, je ne le sais pas et je ne veux plus essayer de comprendre car cela fait mal ?!…

Pourtant certains mots sont sincères, chaleureux et il faut rester attentif à ceux-là. Je les reconnaitrai, je les apprécierai et je les aimerai.

Mes amis du quotidien, auteurs de bons mots, faiseurs de vœux, proches où lointains mais tellement là, je vous souhaite le plus de bonheur possible, une bonne santé et d’avoir pour 2012 la même imagination et la créativité qui va de paire.

 Je veux vous garder car vous êtes tendres et sincères.

JR

Pas de doute…


…possible, il en est bien une!

Chaque année le doute réapparaît, et puis je pense: <<Non, il faut entretenir le mythe>>

Mais cette fois, il n’y a pas d’autre issue, il doit disparaître le vieux, les enfants doivent être informés de  cette mascarade grotesque, on leur bourre le « mou » déjà avec la petite souris. C’est pathétique, oui en effet, les gosses nous font chier tout au long de l’année, les parents courent comme des dératés pour « la tradition », de la merde. Qui avouera que trouver les cadeaux à temps est super cool à assurer?!!! Les mômes doivent être couchés à 19h30, les devoirs faits et pas de télé car ça rend con. En plus avec les programmes d’aujourd’hui…..!!!!

Heuuuuuuu, ceux de demain seront pires!

De plus, les mômes ne sont pas dupes,

l’autre jour, un gosse me demande d’où viennent les garçons?

Je lui réponds …. dans les choux pardi!…

Ah bon , étonné!

Et les filles me demande t’il?

Bennnnnnnnnnnn, pour les filles, c’est dans les roses ! Un peu gêné tout de même!

Et là, le gosse annonce, …t’arrête de me prendre pour une truffe, tu veux me faire croire que vous ne baisez que dans le jardin!!!

Quant aux adultes, alors là, c’est le pompon….on s’empiffre comme des crevards, on boit comme des trous, on s’achète une conduite pendant cette période….avec bonnes pensées, générosité, etc… 

 On a des cadeaux de merde genre téléphones portables étanches à 20.00 mètres, qui donnent le temps de cuisson des oeufs, qui font GPS, et font valser Super Mario sur des caisses en bois mais qui coupent en cours de communication quand tu as besoin d’appeller!

De la foutaise tout ça, que des égoïstes, des charlots, des bons samaritains d’opérettes, à la benne les faussaires!

Oui, le père Noël en est bien une…..

Vous savez, ce qu’on met  dans les boites à roulettes comme ci-dessus….

Arf, je ne me rappelle plus du nom mais j’en ai commandé une pour noêl…………. 😉

Enfoirééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééé

*Et pis, j’me rappelle quand j’étais gone, le père noêl n’était que le père Félix qui se déguisait, alors ‘faut arrêter de mentir aux gamins!!!

Voilà, c’est fait………..j’balance… Epicétou….et pis, tout c’que j’dis pas, ‘seriez surpris…!

Un pantin …


le pantin désarticulé

Il y a un pantin qui traîne dans une salle oubliée, au fond d’un couloir sinistre. On ne sait depuis combien de temps il est là. Mais il y est bel et bien. Et il ne bouge pas. Il ne peut pas. Peut-être le veut il. Mais en tout cas, cela lui est impossible. Il y a des noeuds dans les ficelles qui lui permettent de se mouvoir. Il traîne en tas par terre, recouvert d’une couche de poussière. Les membres entassés. Les yeux vides.

Et pourtant ils sont grands ouverts. Ils fixent sans fin, sans cesse, les murs autour de lui. Jusque là rien n’a jamais bougé. Mais on ne sait jamais. Si quelque chose change, il le saura. Alors ce quelque chose pourra vraiment exister. Et peut être que, pourquoi pas après tout, ce quelque chose se sentira redevable envers le pantin abandonné, et qu’elle le regardera. Qu’elle le rendra vivant. Lui aussi aura le droit d’exister.

Mais plus les jours passent et moins il y croit. Sans doute parce qu’il ne les voit pas passer. Le temps se dilue à l’infini dans sa bulle d’oubli. Les fenêtres sont obstruées par des années de souvenirs. Qu’il fasse jour ou qu’il fasse nuit, il ne voit aucune différence. Alors il regarde les murs. Des ombres qui dévorent à pleines dents les défauts de la tapisserie. Trop usée, trop fatiguée, elle n’offre aucune résistance. Ce n’est qu’une mise en bouche. Elles tournent, elles tournent, elles tournent les images qui défilent sans cesse tissant l’intrigue du film que personne d’autre que lui ne verra. Une licorne à 3 pattes embrochant l’ombre floutée et déformée attirera l’oeil du spectateur étourdi. Et le sang qui coule sans cesse de la plaie dessine sa propre histoire. Les tâches rouges qui se répandent en spasmes sur les murs n’hésitent pas à choquer leur public. Les monstres naissant ainsi des abîmes d’un silence figé peuvent alors se jeter sur les proies disponibles. Et la licorne mourra, piétinée. Le sang versé par la victime devient bourreau et quand tous les défauts présents auront disparu on attaquera les spectateurs.

Le film jamais ne s’arrête. La bande jamais ne casse. La pièce vit en autarcie et la musique de fond tourne en boucle. Générique d’ouverture. Mais jamais l’action de ne se lance ou ne finit. Et toujours le bruit de la tête qui roule, rebondissant en écho sur les murs.