Tout…j’ai tout eu…!


parti hier par beau temps sur mon cheval de fer…bla bla chez mes amis, boissons fruitées sans alcool, goûter sur le prunier reine-claude, les œufs au poulailler pour quelques omelettes ou œuf-coque du matin, une salade fraîche tirée du potager, j’ai cueilli un gros bouquet de persil odorant, quelques tomates dignes de ce nom dans le panier et me voilà sur la route du retour…

En remontant sur la bécane, j’ai senti une goutte d’eau sur le visage. Le ciel était gris…mais un gris plombé, un gris puissant, un gris que l’on ne prend pas dans ses doigts et qu’on roule…vous voyez quoi… un ciel d’orage oh désespoir…

Les nuages volaient à une vitesse inouïe et dans tous les sens…

J’ai bien senti que les vitesses coinçaient un peu sous le pied, mais je voulais avancer…

…j’ai senti l’air se rafraîchir,

…j’ai senti le vent me balancer de droite à gauche,

…j’ai senti le vent me balancer de gauche à droite,

…j’ai senti les gouttes de pluie claquer sur mon visage,

…j’ai senti mon pantalon doublé en kevlar se gorger de flotte et peser sur mes cuisses,

j’ai senti que le chemin qui restait à parcourir n’allait pas être facile à couvrir, au premier village traversé, impossible de rétrograder, les pignons étaient affolés, le bonhomme était imbibé, la moto garée sur le bas-côté, la boîte à outils dans la main et j’ai du régler la garde du câble d’embrayage…

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Je suis reparti, rien ne pressait plus à ce moment. Je roulais avec beaucoup d’attention afin que les grêlons qui se sont invités à la fête ne se transforment pas en projectiles  dangereux.

Flip flap flop…j’arrive au garage où je range l’américaine, je retire les légumes du bagage arrière et je claque la porte derrière moi avec une démarche de Robocop lesté à la flotte…et dont les vêtements pesaient une tonne….comme Robocop…

Un dimanche à la fête… 😉 parmi les « grosses légumes » sur une route d’huile…Mais ça fait partie du jeu!

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Publié dans Moto.

Bonne fête à Juliette…


Voilà de bien jolis mots…

 

A quelle étoile, à quel Dieu
Je dois cet amour dans ses yeux
Que leur volonté soit faite
Car Roméo aime Juliette
A quelle étoile, à quel Dieu
Je dois cet amour dans ses yeux
Ça doit bien faire rire là-haut
Que Juliette aime Roméo
Roméo… Roméo…
Je t’ais tellement rêver
Je te cherche depuis si longtemps
Es-tu vraiment celui que j’attendais?
Mais je le suis
Prouves le moi
Epouse moi
Le mariage… Et a combien de filles avant moi
As-tu dis « épouse moi » ?
Jamais ma juliette, jamais
Ecoute Roméo… Laisse la nuit mourir
Et demain, je t’enverrais ma nourrice.
Tu lui diras si tu veux toujours m’épouser?
Oh mais oui…
Demain… Demain.

(non, pas demain, Roméo, lui, devra attendre le 25 février…)

 

Juillet oblige….


Tiens, cela coïncide avec une visite du jour….

C’est un petit bonheur d’écouter ce chanteur…

Un beau matin de juillet, le réveil a sonné dès le lever du soleil
Et j’ai dit à ma poupée : « Faut te s’couer!
C’est aujourd’hui qu’il pa-a-sse! »
On arrive sur le boul’vard sans retard
Pour voir défiler le roi d’Zanzibar
Mais sur-le-champ, on est r’foulés par les agents.
Alors j’ai dit :
On n’est pas là pour se faire engueuler
on est là pour voir le défilé!
On n’est pas là pour se faire assommer
on est venu pour voir le défilé!
Si tout le monde était resté chez soi, ça f’rait du tort à la République.
Laissez-nous donc qu’on le regarde
Sinon plus tard, quand la reine reviendra
Ma parole, nous on r’viendra pas!

L’jour de la fête à Julot, mon poteau, je l’ai invité dans un p’tit bistrot
Où l’on trouve un beaujolais vrai de vrai, un nectar de premiè-è-re!
On est sorti très à l’aise, et voilà
que j’ai eu l’idée de l’ram’ner chez moi

Mais j’ai compris devant l’rouleau à pâtisserie
Alors j’ai dit :
On n’est pas là pour se faire engueuler,
on est là pour la fête à mon pote
On n’est pas là pour se faire assommer,
on est v’nu faire une petite belote
Si tout le monde restait toujours tout seul
ça serait d’une tristesse pas croyable
Ouvre cette porte et sors des verres
Ne t’obstine pas ou sans ça, le prochain coup,
Ma parole, j’rentre plus du tout!

Ma femme a cogné si fort cett’ fois-là qu’on a trépassé l’soir même et voilà
Qu’on se retrouve au paradis vers minuit devant Monsieur St Pie-e-rre
Il y avait quelques élus qui rentraient
Mais sitôt que l’on s’approche du guichet
On est r’foulé et St Pierre se met à râler
Alors j’ai dit :
On n’est pas là pour se faire engueuler
On est v’nu essayer l’auréole
On n’est pas là pour se faire assommer
On est mort, il est temps qu’on rigole
Si vous flanquez les ivrognes à la porte
Il doit pas vous rester beaucoup d’monde
Portez-vous bien, mais nous on s’barre!
Et puis on est descendu chez Satan
Et en bas c’était épatant!
C’qui prouve qu’en protestant quand il est encor’ temps
On peut finir par obtenir des ménagements!

Mais, celui qui m’a fait connaître cet air, écrit par Boris Vian, c’est bien entendu…. mon pote Brassens…chanté par:

Okey, les « ricains » sont venus…mais ils n’étaient pas les mêmes…!

Ils ont un bout de terre de France là où j’ai un brin de famille…

Ceux d’avant ont contribué à sauvé la planète, c’est bien entendu, celui d’aujourd’hui n’a ni cette mémoire ni cette envie…

Mais, tout le monde peut changer?!