Quelques mots de Prévert…


Trois allumettes, une à une allumées dans la nuit,

La première pour voir ton visage tout entier,

La seconde pour voir tes yeux,

La dernière pour voir ta bouche,

Et…

L’obscurité toute entière pour me rappeler tout cela

En te serrant dans mes bras…

Prévert...

 

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Tout comme lui….


…et un immense dimanche de solitude…

jacques-prevert-1

UN BEAU MATIN 

Il n’avait peur de personne 
Il n’avait peur de rien 
Mais un matin un beau matin 
Il croit voir quelque chose 
Mais il dit Ce n’est rien 

Et il avait raison 
Avec sa raison sans nul doute 
Ce n’ était rien 
Mais le matin ce même matin 
Il croit entendre quelqu’un 

Et il ouvrit la porte 
Et il la referma en disant Personne 
Et il avait raison 
Avec sa raison sans nul doute 
Il n’y avait personne 

Mais soudain il eut peur 
Et il comprit qu’Il était seul 
Mais qu’Il n’était pas tout seul 
Et c’est alors qu’il vit 
Rien en personne devant lui 

J. Prévert

A l’heure ou je me pose tant…


..à l’heure ou je me pose tant de questions… J’ai trouvé ces mots de Prévert, ils m’ont parus adaptés à la réflexion du moment…

Vous je ne vous regarde pas ma vie non plus ne vous regarde pas

J’aime ce que j’aime et cela seul me regarde et me voit

J’aime ceux que j’aime je les regarde ils m’en donnent droit.

(La Pluie et le beau temps -1955- Droit de regard)

Jacques Prévert

images caricature de Prévert

 

Les enfants qui s’aiment…Prévert…


Prévert me prend tout mon temps pendant que me quitte ce « bon gros rhube » paralysant.

Dans ce fauteuil, assigné,  mes mains tiennent ouvert ce recueil de poésie populaire sur ce petit texte de l’auteur …

Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout

Contre les portes de la nuit

Et les passants qui passent les désignent du doigt

Mais les enfants qui s’aiment

Ne sont là pour personne

Et c’est seulement leur ombre 

Qui tremble dans la nuit

Excitant la rage des passants

Leur rage leur mépris leurs rires et leur envie

Les enfants qui s’aiment ne sont là pour personne

Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit

Bien plus haut que le jour

Dans l’éblouissante clarté de leur premier amour.

Prevert2 JACQUES PREVERT

G. Brassens s’en serait-il inspiré?, Je vais faire des recherches sur le sujet…

J’ai trouvé ce texte charmant… 🙂

Pour clore cette semaine du goût…


…après avoir traité le « solide », je tiens à fluidifier les propos et rendre hommage au liquide, car s’il est absent, le meilleur des plats restera pauvre à jamais, solides et liquides sont une belle et même famille…Il ne faut pas les séparer!

Cuisine et poésie font un beau duo…

Charles Beaudelaire  à fait couler ces jolies phrases…

L’âme du vin

Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles :
 » Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l’âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j’éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d’un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l’espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J’allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L’huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l’éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! « 

Joli non…?!

Température du milieu de journée…


…Vent du nord, 20 km/h et rafales à 35 km/h, pour l’extérieur!!!

A l’intérieur, bourrasques et même raz de marée, ça, c’est pour moi!!!

Depuis que j’ai mis un pied par terre, rien ne va.

Je suis parti en moto pour le rendez-vous de 10h00 chez un assureur, jusque là, pas trop de soucis. Bla bla bla pour les nouveaux contrats que j’ai oublié au garage (j’y pense à l’instant)

Je repars de chez « Pas de tracas », l’alarme de la moto s’ébranle dès que j’appuie sur « ON », non non je suis seul…ON n’appuie pas, c’est ce qu’il y a d’écrit sur le bouton…!

<<m’enfin, qu’est-ce qui ce passe t-il??? Scrogneugneu!?!>>

Le transpondeur  de la HD est HS à cause de la pile!!! Une pile, où trouver le précieux sésame???

…….

…X minutes plus tard, je mets la bête en marche, le casque sur le crâne, ferme le blouson…………CRAAACK…….. fait la fermeture éclair!

Avec la bise du jour, pas génial…. !

Bon sang, mais c’est bien sûr, j’ai un coupe vent dans une sacoche!

J’envent le coupe fil (contrepèterie)………Je passe la première…

Elle cale la garce!

J’ai oublié d’ôter la béquille…!

Je recommence donc après avoir réarmé le coupe circuit pour réinitialiser le bazar…

J’enlève cette saleté de béquille, et je pars, je partais donc je suis parti…

Oups, je n’ai pas attaché la bride du casque!!! Grosse amende et trois points si un « bleu » décèle l’infraction, je m’arrête, je fixe, je ferme, je fais ce qu’il faut en somme… Je roule, vêtu du coupe vent et du blouson qui baille de toutes parts…

Brrrrrrrrr, chouette, un camion, je me range derrière pour éviter l’air frais….Damned, il tourne ce c…. de camion!

Au garage, je bécane la garre, ou l’inverse. pas chaud chaud l’gaillard…

Je grimpe au cinquième après qu’une enfoirée de bonne femme ait  joué avec les touches de l’ascendeur pour me faire perdre mon temps, si si, elle m’a vu et elle l’a emprunté juste avant, elle habite au premier et elle a du appuyer sur toutes les touches de chaque étage, bon j’aurais pu monter à pieds… (Je l’aurai un jour, je l’aurai! Je ferai la même chose quand elle rentrera son chien d’une de ses ballades journalières)

Arrivé chez moi, rien à manger pour midi, vite au market?….

Trot… trot…trot…, je reviens, trop tard pour faire mijoter, j’ai un rendez-vous et je suis déjà à la bourre…

Rendez-vous fini (le deuxième de la matinée, j’vous f’rai dire…)

Je remonte par l’escalier, on n’sait jamais, j’peux rencontrer la vieille taupe et la pousser….

<<rêve pas JR tu t’fais du mal…>>

Je mets un gaz sous l’poële, un bout d’viande dedans, les légumes à part…  Je fais un truc ou deux en même temps…

Avec cette matinée mouvementée, je pense manger sur le coin de la table basse et visionner un film enregistré sur le disque dur de la box….

Vous savez quoi????

Je cite:

« Erreur vidéo inconnue »

Tous les programmes à la rue

« Réinitialisez le Machin player et les Plug in »

Non non, je n’ai pas craqué…………

Plus aucune chaînes, pas de vidéos, alors, résigné, j’ai lu la lettre du percepteur que le facteur a déposé dans ma boîte prévue à cet effet et vérifiée alors que j’attendais l’ascenseur….

Je retourne voir Bryan (at the kitchen…)

Je coupe le gaz, je dépose les mets sur une belle assiette blanche, je reviens m’asseoir au salon, devant cet écran en panne…

Je mets une première bouchée de ce repas de « condamné » dans ma bouche……..Je fais une grimace……………

La viande est dure et le légume pas cuit…………….

NORMAL, C’EST DU CHOU BLANC!!!!!!

Après un tel début de journée, il ne pouvait en être autrement…

Je vais aller faire une sieste et me mettre en « stand baille »

Mais pourquoi…….???????????

(un peu long mais authentique!)