A la manière de….


téléchargement hitchkock

Trente kilomètres parcourus, 🙂

Le soleil brille, les pistons s’animent, 🙂

Les soupapes jouent un air de claquettes 🙂

Dans une chorégraphie impeccable. 🙂 🙂

Mes fesses dansent sur la selle 😉

Au rythme des virages négociés. 🙂

J’avance bien tel un pape 🙂

Sur sa « papadeuroues » quand, 😦

Tout à coup, il arrive par la gauche, 😦

Ivre de liberté, les pupilles sans doute ;-(

Dilatées par une montée d’adrénaline 🙂

Que peut procurer une cavale improvisée. 🙂 😉

Il est là, devant moi, 😦

Trois-quart droite, 😦

Trois-quart gauche, 😦

Pour m’empêcher de le dépasser. 😦

Je freine l’avant par la poignée…

Je freine l’arrière par la pédale…

Mon tank tangue 😦

Mais je tiens fermement le cap. 🙂

La machine plonge dans la fourche. 😦

 🙂 Il feint un écart côté gauche: 😦

<<Tiens, il change de direction?!>>

Je compense tant bien que mal…

Puis il plonge au talus

Pour rebondir aussitôt

Par une équerre droite…

Je l’évite par une super

Belle et délicate manœuvre. 🙂

Durant ces trois secondes ma vitesse a chuté, heureusement car je finis par « l’emboutir » à l’arrière, ce qui le stoppe enfin!

Je stabilise la moto, je m’approche du casse-cou qui, violemment mord ma main droite pourtant et heureusement gantée. Je n’en reviens pas, les nerfs sans doute?!

Je retire le gant,

je retire le casque,

je retire mon bandana du visage pour « bandaner » la plaie béante et sanguinolente à ma main!

C’est hargneux un caniche!!! 😦

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Tout le monde va bien... 🙂

Il me prend…


…des envies,

j’imagine le mieux, le meilleur pour moi lorsque je vois tôt le matin les anciens arpenter le trottoir, lentement, les mains dans le dos courbé par le poids des souvenirs.

Leur regard se perd au loin, ils ne cherchent rien, seulement la volonté de ne pas trébucher….Alors leur journée se sera bien passée.

…………………………………………

Le soleil inonde de ses rayons mais l’air reste frais, après ces quelques jours à lutter contre je ne sais quoi mais bien plus fort que moi, je vais enfin m’évader…

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je vais passer mon équipement de motard,

je vais sortir et m’empêcher de vieillir,

Sourire sous mon bandana tout noir,

Les yeux brillants et plein de désir,

Sentir les pistons qui font la foire,

Et, me murmurant « tu as mis du temps à venir »

Après cette sortie, je suis certain que tout sera moins lourd,

Que ce jour ensoleillé vous soit aussi bénéfique que magique…

🙂

Vague…


…à l »âme…

Le désir est la moitié de la vie. L’indifférence est la moitié de la mort.

Khalil Gibran

Un petit vieux attend
Square Saint-Lambert
Usé par les hommes et le temps
Un petit vieux attend sur un banc de pierre
Sans déranger les braves gens
Dans le manteau de la misére
Oû dorment ceux qui n’ont plus rien
Il attend que passe l’hiver
Crevant de froid, tremblant de faim
On dit qu’il avait tout
Qu’il a tout perdu jusqu’au dernier sou
Oû est la société
que nous chantaient nos grands-péres ?
Celle oû chacun devait étre fort et fier
Comment peut-on briser
un homme et sa vie entiére ?
Et qu’un jour au fond de ses yeux
On lise ce cri silencieux
Assez, assez, arrétez le carnage
Et regardez les choses en face
Allez, allez, ayez au moins le courage
De me donner le coup de grâce
Un petit vieux attend square Saint-Lambert
Un peu plus vieux chaque matin
Il finit comme un chien sur son banc de pierre
Un peu plus seul, un peu plus rien
Dans l’ombre de l’indifférence
D’une ville aux mille reflets
Il oublie les coups, les offenses
Ceux qu’il aimait, ce qu’il était
On dit qu’il donnait trop
Qu’il aurait mieux fait d’étre un vrai salaud
Oû est la société
que nous chantaient nos grands-péres ?
Les vautours en voulaient,
on a laissé faire
Que vaut la vie d’un homme
dans le merdier des affaires ?
Cet homme qui du fond des yeux
Assez, assez, arrétez le carnage
Et regardez les choses en face
Allez, allez, ayez au moins le courage
De me donner le coup de grâce
Un petit vieux attend square Saint-Lambert
Usé par les hommes et le temps
Un petit vieux attend sur un banc de pierre
Sans déranger les braves gens…

             michel fugain

le petit vieux du square st lambert

Le pire de tous les états d’âme est l’indifférence.

Félicité de Lamennais