Le retour ce même mercredi…


…ciel bleu, pas de vent (ni derrière d’ailleurs!), très peu de circulation, tous les facteurs bienfaisants d’une bonne *arsouille .

(*voir dans vocabulaire du motard…)

J’avais déjà « enfilé  » quelques bornes avec la meilleure sensation de prendre les courbes « sur l’angle » et comme souvent, je rattrapais des grappes de voitures que je dépassais avec bonheur.

Un rond point passé,  deux cents mètres me sépare d’un groupe de trois bagnoles, j’envoi avec force et assez vite j’arrive à leur hauteur, une Harley qui arrive, cela s’entend et après une tombée de rapport, en principe le conducteur est informé…

Le dernier de la file se sert à droite « toute » (ou tribord dans la marine), clignotant gauche, je double, j’envoie le pied droit en remerciement et je négocie la prochaine, cligno, pied droit et l’affaire est bien négociée…

C’est pour la troisième voiture que les choses se sont gâtées, vous savez, en bécane, lorsqu’on double on augmente la vitesse et c’est logique, donc au niveau de ce troisième véhicule j’ai atteint une vitesse digne d’un deux roues…….et c’est là que j’ai remarqué sur la plaque d’immatriculation arrière de cette Peugeot 206 bleue, le drapeau de la république ainsi qu’une série de chiffres qui ne trompent pas……….

Je suis lancé et je ne peux me défausser, cligno gauche mais ensuite, je lâche la poignée des gaz et je fais un signe de la main droite à la hauteur du conducteur, un mime pour expliquer que je suis pris dans ma manœuvre…

Je suis maintenant devant, je calme le jeu, et j’observe dans les rétros………….Rien ne bouge, pas de giro ni de sirène……….Après avoir roulé plusieurs kilomètres, je pense « ouf pas de lézard…….. »

J’emboîte la route de La Dombes, cool et serein, à un moment, je reçois comme une poignée de graviers en pleine face, la visière du casque s’habille de « je ne sais quoi »  et je comprends que je viens d’essuyer un grain de ???. Impressionnant croyez-moi…

Je réduis l’allure et je relève la bulle pour arriver devant mon garage quelques dizaines de minutes plus tard…

Là, je vois, sur mon blouson et sur le casque une marmelade de …??? C’est lorsque je quitte le vêtement que je trouve des abeilles ici et là…

J’ai fait une machine avec tout mon équipement dont il a fallu retirer les protections et ce matin tout est sec, il me reste la moto à décaper et croyez le…….ça colle!

Bonne journée… 🙂

 

 

 

Un mercredi…


…pas comme les autres…

Hier matin, j’ai reçu un mail, une fois n’est pas coutume, m’informant d’une nouvelle importante. J’ai été troublé et j’ai du changer mon emploi du temps du jour.

Un copain devait déménager et j’ai aussitôt décidé de me rendre utile. J’avais le lieu et l’heure du besoin de ma présence. J’ai sorti la bécane, j’ai fait le plein…encore un car depuis quelques temps cela m’arrive au moins une fois tous les deux jours, mais là, c’était pour une cause à ne pas manquer.

Le plein fait, à 11h30, j’ai fait quelques courses au Carrouf du quartier de façon à pique-niquer sur la route et je suis parti. J’étais en avance sur l’horaire et je prévoyais donc d’aménager cette « liberté » en agrémentant le trajet. Après quelques dizaines de kilomètres, je suis arrivé au point précis où, avec quelques connaissances et certains de mes amis, avions laissé un proche à la pêche au bord de l’Albarine.

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Il faisait si beau que  je me sentais bien dans ce silence. Tout un chapitre d’une vie antérieure se déroulait sans heurts.

Il y avait longtemps que je n’étais pas revenu dans ce secteur et je me félicitais d’avoir eu cette idée. Puis, les aiguilles ne s’arrêtant pas, j’ai repris ma route pour arriver au lieu de rendez-vous.  Là, j’ai rencontré des personnes venues pour la même raison et tous nous nous regardions sans nous connaître mais savions que notre présence avait de l’importance…

J’ai été étonné et triste ne ne pas voir plus de personnes qui ont connu celui que nous sommes venus « aider ». Tant pis, il est courant d’être déçu par certains comportements de la part d’amis et parfois même de sa propre famille.

Lorsque le corbillard est arrivé, une pression incontrôlable s’est exercée dans mon corps……… Il était là et cela  faisait si longtemps que nous ne nous étions pas parlé, j’en ai éprouvé un peu de honte…

Je vous passe nombre de sensations curieuses et pas forcément agréables…

Je suis resté jusqu’à son installation dans ses nouveaux locaux et je suis parti…

Salut mon pote, tu y es maintenant dans ta vallée………..

Ce récit, vrai et émouvant, éprouvant pour moi je devais le dire, l’écrire, comme pour nourrir ce tableau d’expression, fixer l’émotion, ne pas oublier ce qui s’est passé avant…parfois avec des rires et aussi dans des situations moins drôles…

 

Le retour à ma base dans le billet suivant…