Je ne sais plus…


…..Je viens de me réveiller et….

Qui suis-je?

Ou vais-je?

Ou cours-je?

Après qui cours-je?

Après quoi cours-je?

Ohhhhhhhhhhhh, assez de questions, je vais dépoussiérer tous ça sur ma moto,  qui veut venir avec moi, mhhhhhhhhhh????

Vroummmmmmmmmmmmmmmmmmmm…ça va m’remettre le neurone en place!

Parti sous le soleil…


…à la rencontre de l’orage. La fraîcheur se fait sentir, le vent balaie le paysage, les premières gouttes lourdes et bruyantes, la visière qui dégouline et les vêtements qui s’alourdissent, le cuir qui absorbe et qui colle à la peau, la vue qui se brouille, les pneus qui font naître des gerbes régulières et abondantes, les mains serrent le guidon, les épaules se rentrent et la tête s’enfonce…

Ohhhhhhhhhhh rage, tu m’as traversé de part en part sans te soucier de moi qui était comme un insecte dans la tourmente, tu m’as noyé jusqu’au tréfonds de mes os……………………

Quelle saucée les amis !!! Elle a été enfin arrosée mais j’étais au fond du verre!

Coupable de rien…


…Condamné à l’absence!

Dur d’attendre dans le désert,

De passer de dune en dune en espérant un paysage, un visage mais n’avoir que des mirages,

Pourquoi passer tant de temps à chercher l’inaccessible qui a pourtant été si simple au début,

Une porte qui claque, plus un bruit, plus un signe, plus rien ne subsiste qu’une image,

Qui s’éloigne, qui s’estompe qui laisse une plaie béante dans ce corps vide qui ne vit plus,

Les mots existent pourtant pour dépeindre les sentiments, mais que deviennent-ils,

Lorsque aucune oreille n’est là pour les comprendre, même les regards sont nus,

Les yeux fouillent l’horizon à se fatiguer de ne pas voir venir cette âme qui fut docile,

L’attente est un mal qui ronge de l’intérieur, elle détruit tout et l’être n’est plus,

Que faire, que dire si ce n’est: « dommage, je croyais mon coeur terre d’asile »,

Et continuer le chemin avec lassitude sans que personne ne me tienne la main…

JR