Le steak postal


A première vue, ce titre ne veut rien dire, n’est-ce pas?

Je vous en livre l’explication!

Hier, j’ai eu à faire pas mal de choses assez particulières, à savoir courriers à rédiger et tâches administratives diverses. Vient l’heure du déjeuner, préparatifs en ce sens avec retours de temps en temps sur les dossiers en cours. A un certain moment, bigre, plus de timbres, la levée des boites se fait à douze heures le samedi, ni une ni deux, je décide d’aller chercher les précieux passe-droits à une quelconque boutique. Le samedi, pour circuler à Chatillon mieux vaut avoir une bonne paire de chaussures où une bicyclette, car la ville est assiégée par la fête foraine temporaire de la Toussaint et le marché du samedi qui draine une population ponctuelle paralysante et indisciplinée.

Je termine donc les courriers et prépare les enveloppes, je descends au garage, j’enfourche la bête à deux roues et je file vers mon but, timbres et agence postale.

Tout se passe à merveille, j’évite les piétons qui monopolisent les rues, je double les voitures dont la vitesse moyenne doit être de 0.5 Km/H. Je fais mes achats, colle les précieux titres de transport de courrier et je file en zig-zag vers le bureau de poste où j’arrive, même pas essoufflé, je mets mes lettres dans la boite jaune et je reviens à la base. J’appelle l’ascenseur (avec le doigt imbécile), j’ouvre la porte de l’appartement et de suite je sens une odeur qui n’a rien de normale.

Complétement destructuré par le suivi d’X choses à faire, j’avais commencer à élaborer un plat pourtant si simple, que j’ai oublié…

Un steak cuisait depuis quarante cinq minutes au moins, l’odeur prend la gorge, les yeux piquent, la lumière manque, j’avance sans visibilité vers une fenêtre, enfin, je suppose que la direction est bonne! Je tousse, je pleurs, je butte un tabouret, je cherche l’air frais et pur…

Croyez-moi si vous le voulez, le steak avait la taille d’un timbre poste, amusant non? La poêle, elle, est foutue…………

Aujourd’hui, j’ai encore pas mal d’administratif à faire, mais le courrier ne partira que mardi. Je peux donc aisément entreprendre la cuisson d’une blanquette où d’un cassoulet sans causer de catastrophe.