Ma sortie


Réveil vers 8h30 je crois, un petit café, dehors le ciel est lourd d’un nuage sans fin, il pleut, il fait froid, pas un bruit…

Comme si un hiver précoce nous alertait d’une longue période austère.

Mon café bu, je n’arrive pas à apprécier le moment présent, qu’à cela ne tienne, je vais braver le mauvais sort et je retourne sous la couette vers neuf heures pour sombrer délicieusement vers d’autres rêves plus sympathiques. Invité pour déjeûner chez un couple d’amis, j’ai encore du temps pour moi.

Oups, j’ouvre les yeux et horreur, il est treize heures, je saute du lit, puis dans un jean, un sweet sur le dos, une chaussure là, une autre ailleurs, les chaussettes par dessous, bien entendu, les clefs de l’automobile (initialement, j’avais prévu d’y aller à pied, armé d’un parapluie!).

Je prends le carton de capsules de café (Georges Clooney oblige), oui, je commande le café sur Internet pour mon pote et moi, si on ne le sait pas on ne comprend rien à mon histoire! Je descends par l’escalier, une fois en bas, je réalise que je n’ai pas pris mes papiers et mon téléphone, j’appelle donc l’ascenseur « ASCENSEUR…ASCENSEUR…. », mais non, avec le doigt imbécile! je recommence donc « ASCENSEUR ASCENSEUR AVEC LE DOIGT IMBECILE », il arrive, je remonte quatre à quatre avec l’ascenseur imbécile, là, je remarque que la porte de l’appartement est restée entrouverte, je récupère les objets manquants, vérifie les lumières, contrôle le gaz, me regarde dans une glace pour vérifier ma tenue, on ne sait jamais, si j’avais rêvé m’être habillé!

Tout a l’air okey, je redescends l’escalier, oui, en fait, je descends à pied mais remonte par l’ascenseur imbécile, ça aussi il faut le savoir.

J’ouvre le garage, j’ouvre l’automobile, je monte dans l’automobile, je recule………., j’accroche la poignée du vélo avec le rétroviseur, le vélo chute, la portière est coincée, impossible de sortir par la porte du passager car le mur m’en empêche, j’escalade alors le siège pour sortir par la portière arrière, et, tranquille, comme si de rien n’était, je sors, pas vraiment fier mais vainqueur. Il y a des jours comme ça et il ne faut pas chercher à comprendre.

Je referme le garage et je roule vers mon but, j’arrive chez mes amis;

<< Encore cinq minutes et on téléphonait pour savoir ce qu’il était arrivé!>>

Moi;

<< Ah bon, vous vous inquiétiez?>>

En fait, en m’attendant, ils se sont passé une engueulade monstre, d’après ce que j’ai compris.

Un apéritif vite fait, pas un mot, curieux!!

Puis le repas sans trop de bavardage………….

Bref, sans doute une situation normale chez les couples?

Amis, rien ne vaut de se pourrir la vie pour des conneries sans intérêt et gâcher un beau et bon moment, il y a bien des choses plus graves, bon sang…

Imaginez qu’un convive soit en retard pour déjeuner !!!

J’ai tout de même réussi à les apaiser et surtout à les faire rire….Tout est rentré dans l’ordre, une fois le dessert pris, je ne me suis pas éternisé, vite parti car j’ai senti qu’ils ne seraient pas contre une sieste crapuleuse….Je me suis alors baladé un peu en voiture sous la flotte, dans le vent et traversant une nature aussi triste qu’un jour sans amis où sans amour…Un après-midi de M….

Et me voilà devant vous à raconter cette anecdote….

Bonne nuit, et levez-vous tôt pour aller au boulot…………… 😉

Amibisatous

Fin de quarantaine


Vivement demain, je sors !!! Qu’il vente, pleuve où qu’il neige, je me barre. Enfin terminé l’isolement, épicétou!

Les antibiotiques sont au placard, j’ai tout avalé ce qui m’a été prescrit, avec nombre de yaourts pour faire passer. Je sens déjà le vent de la liberté, j’imagine le côté grisant de la libre circulation.

Je vais m’en payer une belle tranche, je suis invité donc cool et décontracté. vous n’aurez pas grand chose à lire mais cela vous fera des vacances, ce sera relâche.

Grasse matinée, pompenage et brillantine…Ben oui, avec les « habits du dimanche » et hop, dans la nature….

Bisatous et bonne journée.