Sa vie en quelques lignes


Il se souvient, quinze ans, petit homme déjà trop mûr,

Cherchant le chemin qui fera de lui un homme accompli,

Imaginant déjà sa vie, sa famille à lui, tout son futur,

Au fil des ans il en a fait des rêves durant toutes ces nuits,

Puis cette sortie là, raccompagnant les compères d’une fête,

Tout a coup, deux phares ont surgit, l’enfer a besoin d’âmes,

Mais de la sienne n’en n’a pas voulu et l’a laissé sur la planète,

A se reconstruire, réapprendre à marcher, à retrouver la flamme,

Déjà vieil adolescent, il lui a fallut grandir, arrêter d’être bête,

Construire une autre vie, avec elle, puis elles, puis enfin cinq,

Un temps le ciel fut bleu, l’herbe tellement verte et la vie rose,

Et ces teintes se sont défraîchies, chaque jour étant une toussaint,

Les nuits ont durées vingt quatre heures, les jours furent moroses,

Il en fait des kilomètres pour chercher et trouver une autre lumière,

Connu d’autres personnes, autant perdues le temps d’une pause,

Changer d’horizon, de clan, de monde, au delà des frontières,

Pendant son absence, l’enfer est revenu avec son arme de mort,

Il lui ai offert sa vie pour en épargner une autre, à ce jeu là il perd,

Aujourd’hui, l’homme est là, sans valises trop lourdes et le coeur léger,

Car avec le temps et  un arc en ciel une autre flamme lui est salutaire,

Son « lui » tout entier, tout comme sa personnalité, ressentent encore,

Comme à ses débuts, le besoin d’être fort, accompagné et volontaire,

Qu’il faut croire, vaincre, ne jamais penser qu’ils sont les plus forts,

Oui, il a compris que la vie est un livre qu’il ne faut jamais fermer.

JR

Le phare


Comme un phare aux multiples lumières au dessus de l’ écume,

Dressée, là maintenant, l’ oeil ouvert sur toutes ces embarcations,

Tu veilles comme tu peux, avec sentiments et parfois amertume,

Sur les bateaux, les radeaux, afin que nul ne souffre de déportation,

Parfois les flots de la vie font que les boussoles s’ affolent, nous perdent,

Alors d’ autres horizons ont été investis mais sans quelques habitants,

L’ important est d’ avoir été là un temps heureux où l’ herbe verte,

Était foulée par nos pieds sans nous soucier des embêtements,

Aujourd’hui, nul ne doit être déçu car chacun a pu trouvé son île,

Et aucune âme de cette flottille n’ oubliera le phare et cette sirène,

Qui, sous son chapeau, répond au doux prénom de Marie-Carmen.

JR